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20 août 2025

Trois ans, une même exigence

Journal4 min de lecture
Un espace de travail avec des outils de design et de code
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Il est très rare de réussir du premier coup. Quand je pense à mon expérience chez Famasi Africa, j’y vois une vraie chance. Ce fut une base solide — un lieu pour apprendre, explorer et peaufiner mon métier. Cela signifie aussi qu’il a fixé un standard à l’aune duquel mon regard et mon goût se mesurent désormais.

Je suis arrivé tout frais, sorti de formations en ligne et d’un bootcamp intensif, assoiffé de travailler sur des choses que je pourrais fièrement signer — un travail qui toucherait les gens (en bien). Je peux dire sans mentir que j’ai bu de grandes gorgées satisfaisantes, mais cette soif-là ne s’étanche jamais.

Au fil des années, je me suis retrouvé à traverser différents domaines du design presque sans effort. J’ai découvert le product design au milieu de mon diplôme d’architecture, et la mode bien avant mes années d’études. Honnêtement, je pourrais faire une longue liste des pistes que j’ai explorées.

Inspiration d’un espace de design
Photo by Andrew Neel on Unsplash
Outils créatifs et carnets
Photo by Jean-Louis Paulin on Unsplash

Serendipity, comme l’appelle un ami cher. À travers tout cela, une constante est restée : mon envie de résoudre des problèmes avec créativité. La description la plus juste de moi aujourd’hui est simple : je suis un creative problem solver. J’utilise les outils à portée de main — design, code, systèmes — pour produire des résultats.

De Figma au code

Quand j’ai rejoint Famasi, ma compréhension du code était basique. Mais au fil des premiers mois, j’ai travaillé avec des engineers et j’ai appris de plus en plus comment ils fonctionnent.

La première étape a été de comprendre les bases de React — comment il repose sur des composants et des sections, ce qui a renforcé mon usage intentionnel de l’Autolayout dans Figma.

Puis est venu Tailwind, et la réalisation qu’il s’aligne bien avec une échelle modulaire et la grille en 8 points que j’utilisais déjà dans mon travail.

La curiosité et un désir croissant de faire correspondre le craft au goût m’ont poussé plus loin. Je voulais combler l’écart entre Design et Engineering, pour que ce que je construisais dans Figma soit aussi proche que possible de la version finale. Alors j’ai appris HTML et CSS pour améliorer notre handoff.

Désormais, au lieu de designs statiques, j’ai commencé à livrer des templates Tailwind CSS que nos Engineers pouvaient brancher et shipper.

Handoff entre code et design
Photo by phyo min on Unsplash

Ce fut une phase amusante. Le design ne se limitait plus aux pixels dans Figma — il s’agissait aussi de penser à l’implémentation pendant que je travaillais dans Figma.

La voie du design engineer

Avec le temps, j’ai trouvé le chevauchement qui me convient le mieux — l’endroit où le design rencontre le code, où les idées passent de Figma à des prototypes qui fonctionnent. Suivre ce chemin m’a fait passer de product designer à design engineer.

Flux de travail d’un design engineer
Photo by Suzanne D. Williams on Unsplash

Cet état d’esprit m’a préparé à l’arrivée des outils de coding assistés par l’IA. Avant cela, j’avais beaucoup exploré les LLM (comme ChatGPT et Claude), et j’étais devenu plutôt bon en prompting.

Avec le coding assisté par l’IA, j’ai poussé plus loin, en combinant prompting et pensée systémique pour obtenir des résultats qui comptent.

Je n’ai jamais été fan du terme populaire vibe coding — il suggère quelque chose fait sans grand soin. Pour moi, ce n’a jamais été « juste des vibes ».

J’ai vite appris à mettre en place des systèmes et des garde-fous, pour que l’agent IA produise des résultats et hallucine le moins possible. Je pars du principe que, même si l’agent peut faire beaucoup, ça ne marche pas tout seul sans un peu de guidance.

Le goût et le dernier kilomètre

Pour moi, l’un des atouts de l’IA, c’est à quel point elle a approfondi ma compréhension de l’implémentation. Expliquer clairement quelque chose à mon agent, le regarder générer le code, puis examiner ce code m’a apporté de nouvelles perspectives.

Affiner le goût et le craft
Photo by Boris Smokrovic on Unsplash

Le prompting n’était plus seulement une façon d’obtenir un résultat — c’est devenu une manière d’apprendre, de poser des questions et de comprendre comment les choses fonctionnent vraiment.

Mais ma croissance n’a pas été seulement technique. Elle a aussi porté sur le goût, le jugement et le soin du dernier kilomètre. Je vois le goût comme un témoin de relais.

Même si les trois premiers coureurs affichent leurs meilleurs temps, le dernier relayeur doit encore ramener le témoin à la maison. Je crois qu’en tant que designers, nous avons la responsabilité de permettre ce dernier relais.

Courir le dernier kilomètre
Image via Canadian Running

Un terrain d’épreuve

Tout cela a été possible grâce à Famasi Africa.

Un lieu plus qu’un lieu de travail. Ça a été un terrain d’épreuve. Un endroit pour expérimenter, échouer sans peur, apprendre en public et continuer à grandir.

Les personnes et le problème que nous résolvons sont alignés. La barre est plus haute maintenant — d’une façon qui m’excite beaucoup.

Trois ans plus tard, je suis reconnaissant pour le départ que j’ai eu et pour le standard qu’il a fixé. Santé à rendre la vie un peu plus facile à la personne suivante.